On peut aujourd’hui aller de Paris à Pékin en 10 h d’avion. Si la Chine semble de moins en moins lointaine, son pouvoir d’attraction et son mystère demeurent. Depuis son ouverture économique commencée en 1992, la voilà devenue enfin accessible aux voyageurs et aux routards. Pour aller en Chine, un simple visa suffit. Aucun permis n’est plus nécessaire pour circuler dans les nombreuses provinces.
Dès l’arrivée en Chine, c’est un choc. Se perdre dans la foule chinoise compacte, observer les visages si différents, apprendre quelques mots de cette belle langue, sentir les odeurs et entendre les bruits de la rue, goûter aux subtilités et aux saveurs multiples de la cuisine, vraiment, on est bel et bien dans un autre univers.
Le voyage en Chine débute souvent par un séjour à Pékin, Shanghai ou Hong Kong. Il faut marcher de longues heures dans les avenues envahies par les automobiles et les bicyclettes pour mesurer la vitesse des changements aujourd’hui à l’œuvre dans ce pays. Partout, des villes-chantiers hérissées de grues et de tours modernes. Du Yunnan au Jiangsu, le vent du progrès technologique souffle aussi dans les campagnes. Voilà un pays de 1,3 milliard de citoyens qui veut rattraper le temps perdu, s’intégrer à l’économie mondiale sans pour autant vendre son âme au diable